Après la montagne, place au sprint ce samedi. Etape sans grand intérêt, le finish sera la partie à suivre avec attention dès l'arrivée dans Saragosse.
PROFIL DE LA COURSE
Au programme, 163,5 kilomètres entre Monzon Templario et Zaragoza, pour un total de 1200 mètres de dénivelé positif.
Rien de bien fous à signaler hormis un sprint inter au kilomètre 121.
FINAL DE L'ETAPE
Le finish dans Saragosse ne sera pas des plus reposant. Bien que tout plat, les 5 derniers kilomètres seront plus que décisifs pour certains des sprinteurs.
Premier passage important à 4,5 kilomètres de l'arrivé avec une courbe droite. La route sera large à l'entrée mais plus étroite dans le virage.
A la sortie le peloton sera lancé sur une deux voies assez tortueuse, mais pas assez pour utiliser les freins. Cependant il sera difficile de remonter le paquet, et les trains pourront facilement s'y désorganiser.
S'en suivra donc 1,8 kilomètres jusqu'au dernier virage du final.
Ultime virage mais rien de particulier à signaler, il sera pris à toute vitesse et logiquement sans freiner.
A la sortie, passage à la flame rouge et dernier kilomètre en ligne droite sur une large route.
METEO
Il fera beau et chaud sur cette 8e étape avec 30 degrés au compteur.
Le vent sera plutôt faible en revanche, avec 5 km/h attendus en fin de journée, en provenance du Nord-est.
SCENARIO DE COURSE
Sprint royal attendu à Saragosse, les équipes avec un gros train et de l'expérience dans l'exercice auront un avantage certain sur ce type de finish.
Sprint royal pour Jasper : il est de loin le plus rapide, en plus d’être en forme et d’avoir l’expérience de ce type d’arrivée.
Le seul scénario où il pourrait être battu serait que les autres équipes forcent Alpecin à assumer tout le travail, afin d’isoler Jasper dans un final où le train jouera un rôle majeur.
Car pour rappel, étape 1 il avait encore 2 gars à ses côtés à 350 mètres de la ligne, et son équipe entière à bossé pour le placer parfaitement avant le dernier rond point pour lui éviter de griller des cartouches à devoir remonter sur l'avant du groupe.
⭐️⭐️
2e du sprint inaugural et 4e à Voiron, Vernon est en grande forme. Le terrain rencontré depuis ne lui convenait pas vraiment, et il sera surmotivé pour cette troisième opportunité de la Vuelta.
Lors de la première étape, il a pu compter sur son équipe pour le placer idéalement à la flamme rouge, avec encore deux équipiers à ses côtés (photo 1, avec la flamme rouge en fond.).
Sortie de rond point et 600 mètres de la ligne, Vernon est calé derrière Stewart (photo 2). Mais il aperçoit le train Alpecin remonter Jasper et n'hésite pas une seconde à prendre la roue de ce dernier.
Résultat, à 400 mètres de la ligne il est parfaitement lancé par le train de Philipsen, bien que légèrement dans le vent avec un Viviani qui bloque sa droite (photo 3).
Moins puissant que le Belge et un peu plus à l'extérieur, il n'aura pas pu le remonter et s'incline.
Vraisemblablement sa force réside dans son train. Et avec un final beaucoup moins technique et nerveux que lors de la première étape, Israel-Premier Tech pourra manœuvrer avec plus de facilité et, cette fois, profiter pleinement de Stewart comme lanceur.
Mauvaises décisions prises étape 1 et 4, Casper ne semble pas vraiment rassuré à vouloir jouer des coudes. Son train est loin d'être excellent mais il pourrait cependant être bien suffisant pour le placer dans la bonne roue avant la dernière courbe.
Malheureusement, ses 16 et 17e places sur les deux premiers sprints ne laisse pas vraiment pensé à une grosse forme, et je doute que sur un sprint boulevard comme ici il puisse faire un coup d'éclat comme au Giro.
Sur l'étape 1, le champion d'Estonie à terminé 10e, mais il aura pu faire bien mieux.
A 1,2 kilomètres de l'arrivée le sprinteur était placé dans les 10 premiers (photo 1). Sachant que Jasper et autres avaient encore du monde devant, il était en position idéal pour un top 5.
Mais c'est après le dernier rond point que tout à basculer, et il se retrouve dans les 20 premiers à devoir faire un effort dans le roue d'un Bora et du train INEOS pour remonter sur la tête de course.
Et voici la 2e erreur. Après un effort conséquent pour remonter, le voila qu'il se décale tôt, bien trop tôt dans le vent et à l'extérieur du virage pour essayer de remonter, et ce à plus de 350 mètres de la ligne. Pour preuve, Jasper avait encore 2 gars à ses côtes quand Madhis prend le vent...75 mètres après il se replace dans la roue d'un Q36.5, mais cet effort était inutile car il n'a remonté personne et à grillé de grosses cartouches.
Et pourtant, le zozo à tout de même trouvé les ressources pour déborder en fin de sprint et sauver son top 10.
Je pense qu'il est puissant et en parfaite forme mais qu'il ne sais pas gérer les finishs désorganisés comme ici, ou étape 4 (11e). Avec une étape 8 en boulevard, je pense qu'il peut rattraper son coup.
Après son problème de chaîne lors de la première étape alors qu’il était bien placé, il s’est rapidement rattrapé avec sa victoire à Voiron, grâce à un énorme travail de Kwiatkowski et à son excellent sens du placement.
Ce final moins technique ne lui convient pas vraiment, en plus d'être tout plat il lui sera plus difficile d’exploiter sa puissance.
En revanche, si Ganna vient l’épauler dans le dernier kilomètre, il pourrait être idéalement placé. En combinant sa forme actuelle et sa confiance retrouvée, il a les moyens de viser un podium. Mais s’il se retrouve seul, la tâche sera bien plus compliquée pour se démarquer.
Pas un grand fan des sprints massifs, il en à peut-être trop fait hier en prenant l'échappée. Alors ok il est sorti dans la descente et à donc évité les grosses hostilités mais une échappée de 140 bornes pèse dans les jambes à la veille d'un sprint.
Je pense qu'il ne prendra aucun risque, car le maillot vert est son objectif, et qu'hormis Madrid c'est le dernier sprint massif. Je m'attend même à le voir hors top 10, comme sur l'étape 1.
J'avoue que je n'ai pas tout compris côté Intermarché étape 1. Ils était encore 3 à ses côtés pour le placer à 2 bornes de l'arrivée, puis 2 à 1,5 kilomètres, mais le train était terriblement loin de la tête de course... (photo 1)
Et ça n'a pas manqué. A 800 mètres de l'arrivée, après le 2e rond point le train prend une cassure stupide et se retrouve à devoir reboucher 10 vélos à 500 mètres de la ligne. (photo 2)
Ce qui est très con car le belge semblait puissant puisqu'il remonte seul sur l'arrière du groupe de tête en lançant à 250 mètres pour se classer 20e.
Je pense qu'il n'est pas en mauvaise forme mais que son train est juste terrible. Ajouter au fait qu'il ne sache pas vraiment se placer comme montré sur l'étape 4, seul il termine 18e.
Le podium semble compliqué mais qui sait, si son train gère mieux les deux derniers kilomètres alors il pourrait créer une petite surprise.
18e et 20e des deux premiers sprints, son collègue Bryan Coquard à fait mieux avec une 7e et 13 place, mais je n'ai toujours aucune idée de qui sera le sprinteur sur cette étape.
Je vous en conjure, regardez la capture d'écran ci dessus. On est à 350 mètres de la ligne, Jasper en parfaitement lancé par son train, Stewart à placé Vernon, Pidcock à placé Gonzalez et Soren à placé Pedersen. ET PENDANT CE TEMPS, les deux sprinteurs de chez Cofidis jouent CHACUNS leurs cartes, pour preuve, c'est Bryan devant Stanisław...
Je suis sidéré par la gestion de cette équipe. Alors ok ils veulent jouer le max de points UCI, mais avec leurs 7 et 18e place, seul Bryan à marqué des points. Et encore, je vous épargne l'étape 4, c'était littéralement la même chose.
Donc j'imagine que les peintre français vont refaire le même coup ici, alors qu'un beau travail d'équipe aurais pu permettre à l'un ou l'autre de claquer un top 5 voir podium vu le peu de lanceurs chez les sprinteurs sur cette Vuelta...
3e de l'étape 1, il score là ou on ne l'attendais pas attestant une grosse forme et confiance.
Sur l'étape 4 il termine 8e mais son sprint ma vraiment impressionné. Son "mauvais" résultat est du à un mauvais placement au dernier virage, pourtant remonté par son coéquipier. Il sors donc 16e avant d'entamer la dernière ligne droite, et nul besoin de vous expliquer qu'il faut une grosse condition pour hisser sa carcasse jusqu'au top 10.
En tout cas, l'étape 1 et 4 nous apprennent une chose, c'est que Movistar fait confiance en son coureur et qu'il est constamment aidé par un ou deux coureurs. Sur la photo, on est à 750 mètres de l'arrivée et Orluis est dans la roue de son équipier Ivan Garcia Cortina, précédemment placé par Carlos Canal.
Avoir la confiance de son équipe est un réel avantage, en plus de son sens du placement et sa top forme, il pourrait performer sur une étape comme celle-ci.
Viviani n'est pas fini, et l'italien l'a prouvé étape 1 avec sa 4e place, en grande partie obtenue par son équipe.
Photo 1 : à la sortie du rond point, Jasper De Buyst ressort 2e et Viviani était parfaitement placé dans sa roue. Cet avantage à permis au sprint de s'économiser pendant que d'autres trains et sprinteurs remontaient.
Photo 2 : 500 mètres de la ligne, Jasper De Buyst se retourne et indique à Viviani de prendre une roue. Le sprinteur de la Lotto se retrouve alors parfaitement placé dans la roue de Vernon, lui même dans la roue de Philipsen.
Et c'est ici que Viviani commet la seule erreur de ce final, en laissant Orluis Aular le remonter par la gauche et lui prendre la roue de Vernon.
Au moment ou Philipsen lance son sprint, Elia est donc 5e, et il n'aura jamais eu les jambes pour remonter les 3 sprinteurs devant lui (sans compter le lanceur de Philipsen).
En résumé, le train Lotto était probablement le plus solide vu les armes à disposition. Viviani n'est pas le plus puissant en revanche, et si il claque un podium la performance sera impressionnante.
Comme Arne Marit, son placement étape 1 à la sortie du rond point lui coute la cassure et il termine 22e. Cependant, sa 5e place à Voiron est gage de bon sens du placement et grosse forme visiblement.
Il c'est parfaitement battu pour basculer dans les 10 premiers au dernier virage, et tout en résistance il n'a pas lâché son sprint bien que débuté très tôt.
Son placement sera un vrai plus, d'autant que je n'ai pas vu grand monde l'épauler étape 1.
Pas le meilleur naviguant sur les finishs nerveux et technique de l'étape 1, il à sur se placer parfaitement étape 4 en se glissant dans le top 10 du sprint montant de Voiron.
Pas forcement adepte des sprints massifs et sans une grosse aide, il ne pourra pas forcement jouer mieux qu'un fond de top 10.
Petite surprise de l'étape 1, le sprinteur de chez Q36.5 qui à parfaitement préparé cette Vuelta c'est hissé 6e de l'étape. Son placement était parfait tout le long et il à longuement joué des coudes pour ne rien céder.
Difficile de juger si il s'aura s'imposer à nouveau sur un final moins technique, pour un coureur qui manque de références, mais la forme et la confiance son avec lui.
8e et 9e des deux premiers sprints, l'uruguayen est constant et affiche une belle forme. Nul doute qu'il sprintera vu la puissance démontré depuis le départ, mais le fait qu'il soit seul constamment pourrait limiter ses chances de faire mieux qu'un fond de top 10, surtout sur un final comme celui-ci.
SURPRISE
11e de l'étape 1, Tim à rapidement été enfermé le long des barrières malgré un bon sens du placement. A la sortie du dernier rond point le néerlandais était placé 9e dans la roue d'un Q36.5.
Il à fait l'effort pour sauter le Q36.5 et prendre la roue de Vernon lui même derrière Philipsen avant de subir le même saut de chaine que Ben Turner (photo ci dessous).
Il se ressaisit mais se trouve maintenant 14e et n'aura jamais trouvé l'espace pour remonter car enfermé sur les barrières pendant que les coureurs à l'extérieur le remontait.
Nul doute qu'il sera motivé et revanchard, et son sens du placement en plus de sa puissance seront deux gros atouts sur un final comme celui-ci.
BETS ET JUSTIFICATIONS
Veuillez noter que cet avis est strictement personnel et n'engage que moi. Je ne cherche en aucun cas à influencer ou inciter qui que ce soit à suivre mes recommandations ou à utiliser votre argent. Si vous choisissez de suivre les paris mentionnés ci-dessous, soyez prudent avec vos mises et respectez votre gestion de bankroll.
BET(S) EN SIMPLE
Côte : 4.50 - Winamax
Unités jouées : 0.25u
Petite mise mais j'ai tout de même confiance en Vernon et surtout son train. Sa formation est intelligente et ils laisseront la majorité du boulot à Alpecin, ce qui pourrait bien limiter grandement la présence d'équipiers autour de Jasper Philipsen. Si Vernon s'accroche à son lanceur Stewart, alors pourquoi pas le voir lancer avec un vélo d'avance, probablement suffisant pour battre Jasper.
Côte : 40 - Winamax
Unités jouées : 0.1u
Après analyse des sprints, c'était pour moi l'un des plus forts dans cette configuration. Avec moins de technicité dans ce final, mais un bon sens du placement, l'arrivée à Saragosse lui convient bien mieux. Il devra se débrouiller seul, mais à prouvé à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas l'éteindre si facilement.
Côte : 200 - Winamax
Unités jouées : 0.1u
Un peu de folie avec la côte à 200 de Tim. Ce dernier n'a pas pu sprinter, et comme la revanche semble faire pousser des jambes à certains et que son sens du placement est loin d'être mauvais, je me dis que pourquoi pas.
Merci d'avoir pris le temps de lire cet article.
We Love Sports vous souhaite une bonne course :)
- - - - -
Crédits :
- Maillots des équipes : pcmmod.com
- Profil de l'étape : cyclingfantasy.cc
- Météo : meteoblue.com
- - - - -
Commentaires
Enregistrer un commentaire